Endométriose : comment vivre avec sa maladie ?

L’endomètre est la muqueuse interne de l’utérus. C’est un tissu qui croît pendant la première phase du cycle et mature pendant la deuxième pour ensuite être évacué pendant les règles. Il n’est pas supposé croître hors de l’utérus. Il arrive cependant que des morceaux d’endomètre s’implantent dans d’autres endroits comme la cavité abdominale, les ovaires ou les trompes de Fallope. Contrairement à leur situation normale dans l’utérus, ces tissus n’ont alors pas accès à l’extérieur afin d’être évacués. Ils suivent le même cycle : croissent sous l’influence des oestrogènes, maturent sous celle de la progestérone et se détachent pendant les règles. Mais ils restent bloqués dans des poches à l’intérieur du corps, ce qui crée une inflammation chronique accompagnée de fortes douleurs. C’est l’endométriose dont est victime une femme sur 10.

Toute maladie chronique est en général provoquée ou aggravée par de multiples facteurs. On ne peut se permettre d’agir sur un facteur isolé de peur de ne pas être assez efficace. Il faut mener un travail de détective et mettre au jour tous les facteurs afin de les régler.
Éviter l’excès d’œstrogènes :
Étant donné que les œstrogènes font croître l’endomètre, pourquoi ne pas supprimer leur production ? C’est l’approche adoptée par certains médicaments. Mais est-ce une approche valable pour la femme en âge de procréer ? Tout est histoire de compromis… D’un côté, cette mesure va soulager, mais de l’autre elle va provoquer des symptômes de la ménopause : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, dérèglement du cycle…
Une approche plus subtile consiste à s’assurer qu’il n’y ai pas d’excès d’œstrogènes.
Cela peut arriver lorsque :
- Les xénoestrogènes de votre environnement vous intoxiquent et stimulent vos récepteurs œstrogéniques, créant un effet similaire à un excès d’œstrogènes.
- Votre foie ne fait peut-être pas son travail, car c’est à lui de compenser les excès d’œstrogènes. Cela dit, on ne peut pas trop lui en vouloir, car il est agressé en permanence.
Xeno signifie étranger. Les xénoestrogenes sont des substances qui ressemblent aux œstrogènes de votre corps mais qui proviennent d’un corps étranger. Vous êtes constamment bombardés par des perturbateurs endocriniens qui mettent la pagaille dans votre cycle. Vous en trouverez dans :
Les pesticides de l’industrie agro-alimentaire
Les matières plastiques, surtout celles utilisées pour stocker la nourriture
Les polluants et les rejets industriels
Les hormones données aux animaux d’élevage et qui se retrouvent dans notre nourriture
Les produits cosmétiques (maquillage, parfum, vernis à ongles, …)
Il est évident qu’il faudra chercher à tout prix à éviter ces facteurs polluants, en les remplaçant par des alternatives plus saines et sans danger pour notre corps.
Nous stimulerons :
- Le foie, en intégrant une plante dépurative au protocole. Ces plantes sont en général très drainantes et ne sont pas utilisées sur le long terme. Vous les prendrez à faible dose pour une utilisation sur le long terme.
-La production de progestérone.
Nous réduirons les xénoestrogenes en intégrant à notre hygiène de vie des habitudes plus saines et respectueuses de notre corps en consommant une alimentation riche en fibres afin de balayer ces xénoestrogenes de nos intestins et d’empêcher leur absorption. Consommez aussi des légumes tels que les crucifères qui auront un effet détoxifiant en puissance sur le foie et provoqueront l’élimination des œstrogènes en excès.
Nous calmerons l’inflammation
L’endométriose crée une inflammation constante parfois faible, parfois aiguë, selon la période du cycle mais qui ne vous quitte jamais. Il faut arriver à calmer cette cascade inflammatoire. Voici les plantes et compléments les plus adaptés :
Le Curcuma
Les Oméga 3 sous forme EPA/DHA (attention à la qualité du produit que vous achetez, certains contiennent des métaux lourds)
Ne prenez pas ces substances naturelles si vous êtes sous anticoagulants.
Nous bloquerons le stress oxydatif :
L’inflammation chronique libère une quantité significative de radicaux libres qui endommagent vos cellules et propagent l’inflammation établissant ainsi un cercle vicieux. La prise d’antioxydants puissants est donc indiquée dans cette situation. Voici les plus prometteurs :
Le Resveratrol
Le Thé vert qui réduit l’étendue des lésions de l’endométriose
Nous soulagerons la congestion et les crampes
L’inflammation provoque une congestion de l’utérus, en particulier pendant les règles. Cet état est très souvent accompagné de grandes douleurs. Voici les plantes que vous pouvez utiliser pour améliorer la situation :
L’Achille Millefeuille est la meilleure plante décongestionnante de l’utérus.
La Viorne est une excellente antispasmodique
La Pivoine décongestionne l’utérus et calme la douleur.
Nous stopperons les saignements
L’endométriose entraîne parfois des saignements. Après avoir consulté votre médecin pour en déterminer la cause exacte, utilisez une petite plante de nos compagnes qui n’a pas son égal pour les saignements utérin :
La Bourse-à-Pasteur
Il est évidemment important de soigner votre alimentation et avoir une alimentation riche en fibres végétales afin d’éliminer les xénoestrogenes. On ne risque guère de se tromper avec une abondance de légumes bio et de saison en particulier de la famille des Choux et des Alliacées.
Les aliments contenant du Gluten peuvent quant à eux aggraver les symptômes de l’endométriose. La consommation de viande rouge semble elle aussi augmenter les risques d’endométriose, probablement à cause de la quantité d’hormones que l’on injectent à ces animaux et qui perturbent nos propres cycles hormonaux. Préférez donc une viande sans hormones ni antibiotiques, élevée en plein air, bio ou naturelle et consommez en petite quantité. Cependant, il faut midi et soir au minimum 150 grammes de viande blanche, poisson ou œufs.





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